Melun

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Crédit photos de Aurélie Zeyssolff, Marie-Christine Juban-Nourine


Nichée dans un méandre de la Seine, avec une île entre les deux bras du fleuve, berceau de la ville gallo-romaine, la configuration de Melun est semblable à celle de Paris. Des « Vieux Murs » construits au XII siècle par Philippe Auguste ne reste que quelques vestiges, en contrebas de l’imposante prison édifiée au début du XIX siècle à l’emplacement de l’Hôtel Dieu Saint Nicolas, et touchant presque l’élégante Collégiale Notre Dame de Melun.

Sébastien Rouillard note avec fierté « Plus de 300 ans durant, Melun fut le séjour ordinaire des roys, princes et seigneurs ». Gabriel Leroy exagère à peine en surnommant Melun le « Versailles des premiers capétiens ». En effet, rien ne laisse présager aujourd’hui, le fait qu’à la pointe aval de l’île, sur le site du castrum gallo-romain s’élevait un immense château royal, puissante bâtisse défensive aux hautes murailles flanquée de grosses tours. De ce château, glorieuse résidence royale il ne subsiste pas une seule pierre.

Le courage et la loyauté des melunais pendant le célèbre siège du 7 juillet au 17 novembre 1420, avant de tomber en mains des anglais, lui a valu sa devise « Fida muris usque ad mures = Fidèle à ses murs jusqu’à manger des rats ».

Elle sera reconquise dix ans plus tard, au printemps 1430. Cette même année, à Pâques Jeanne d’Arc traversais les ponts de Melun pour se rendre au secours de Compiègne assiégée.

Entre la Brie et le Gâtinais, Melun est au Moyen Âge le port d'où partent les chargements en blé vers Paris. De nombreux moulins sont alors implantés sur la Seine et sur l'Almont.

La rue Saint Aspais, axe Nord Sud par laquelle passait le Cardo Maximus des romains, est la voie historique qui permettait de traverser Melun pour gagner les routes de la Loire et de la Bourgogne.

A la Renaissance, François Ier qui faisait reconstruire Fontainebleau, passe régulièrement par Melun, s'y arrêtant pour boire l'eau de la fontaine Saint-Liesne à laquelle on attribuait la vertu de guérir la fièvre et qui va alimenter plus tard la monumentale Fontaine Saint-Jean.

La visite nous emmènera de quartier en quartier sur les pas de nos rois et reines, des artisans aux métiers disparus à nos jours, par des ruelles chargées d’histoire et d’anecdotes, autour des édifices de style Renaissances et gothique flamboyant, puis le long du chemin de halage au grand air et aux vues imprenables sur la Seine.

Ce voyage dans le temps est une invitation à dévoiler la face cachée de la ville préfecture et ses trésors bien gardés. Nous allons parler du célèbre humaniste Jacques Amyot, précepteurs des enfants de Catherine de Médicis et d’Henry II, admirer et déchiffrer la dentelle de pierre et les vitraux hauts en couleurs de l’église Saint Aspais, s’intéresser à l’idéologie visionnaire et la romanesque histoire d’amour d’Héloïse et Abélard devant une œuvre monumentale de Michel Lévy. Pour terminer, nous allons nous fasciner par l’une des plus scandaleuses Vierges à l’Enfant, celle du dytique de Melun, commandé par le trésorier du roi Charles VII, Etienne Chevalier au peintre Jean Fouquet pour la Collégiale Notre Dame de Melun.

Cette visite est accessible en poussette et en mobilité réduite.

Parkings gratuits, restaurants, boutiques et librairies se trouvent sur place.

Durée de la visite guidée : 1h30 à 2h

Train : Ligne R Transilien PDF, RER D depuis Paris PDF

Bus : 01, 18, 47, C, D, E, G, N, S12

Lieu de rendez-vous : Place Saint Jean, 77000 Melun